Nous sommes à l'ère de vérité... (le futur sera bientôt présent)
Nous arrivons dans les deux décennies de tous les dangers : réchauffement climatique, démographie galopante, vieillissement de la population, émergences communautaires, concentrations urbaines, déficits abyssaux, affectation durable des réserves halieutiques, pollutions endémiques, raréfaction de l'eau potable, déséquilibres financiers, immigration effrénée... et surtout déplétion du pétrole qui représente la menace la plus imminente et la plus percutante !
Le productivisme a réussi à satisfaire les besoins primaires des pays développés mais nous générons maintenant des besoins pour vendre des biens de consommation inutiles ou futiles qui épuisent les ressources fossiles et qui dégradent les ressources vitales (eau, air, terre). Est-ce bien raisonnable ?
Pourquoi ?
Les généralités (indicatif du présent)…
Quelles que soient les politiques proposées et mises en oeuvre dans les années à venir, le réchauffement climatique est irréversible... la déplétion, c'est à dire la diminution de capacité de production du pétrole, arrivera... Pour faire face à ces réelles menaces, il n'existe pas aujourd'hui de consensus pour conforter les initiatives et les solutions qui pourraient pérenniser l'avenir et les générations futures. Il y a des sympathisants et des opposants aux éoliennes, à l'énergie nucléaire, à l'énergie hydraulique, aux agro-carburants... Seules la houille bleue, la biomasse et l'énergie solaire semblent faire l'unanimité mais elles se heurtent à des contraintes techniques et financières qui ne permettent pas aujourd'hui de considérer ces sources d'énergies comme des solutions universelles qui pourront remplacer le pétrole.
En parallèle, toutes les politiques et les propositions sociales ne font guère plus de consensus : Il n'y a pas d'accord global sur la façon de traiter les problèmes sociétaux, les problèmes d'immigration ou les problèmes d'éducation... Bref, chaque groupe de pensées défend ses intérêts, ses positions, ses orientations et c'est la politique du compromis, du petit pas et du chassé croisé qui domine, dans un monde où le réchauffement climatique et le passage du peak-oil menacent les équilibres économiques et sociaux et pire encore : l'humanité.
Ce qui nous attend... (la course au trop...)
Nous consommons 30 Giga-barils de pétrole chaque année avec une capacité de production des compagnies pétrolières qui plafonne aujourd'hui sans marges de manœuvre. Un grand nombre d'experts estiment que nous avons déjà passé le pic de production en 2008 (en août 2008 pour être précis). Les plus optimistes reculent l'échéance de 5 ou 10 ans, mais dans tous les cas, chacun est à même de penser que la baisse de la capacité de production sera bientôt une réalité un jour ou l'autre. Que se passera t-il alors ?
Les conséquences… (placard aux prévisions)
Dans un profil de dent de scie ascendante, le prix du pétrole va continuer à grimper et battre des records jusqu’au moment où la demande sera moins importante que l’offre… Autrement dit jamais plus !
Les plus optimistes pensent que nous sommes à l'aube d'une révolution technologique : comme il y a eu l'automobile, la télévision, l'informatique et internet, il y aura l'énergie verte du développement durable avec ses bienfaits et ses solutions.... Toutefois les enjeux et les besoins sont considérables et la progression de la "green technology" se semble pas pour l'instant être en adéquation avec l'objectif final. Nous parions donc sur un atout que nous n'avons pas encore en main.
Pour les uns, le marché va réguler la situation : s'il y a moins de pétrole, il y aura moins de consommations et de gaspillages et nous nous tournerons naturellement et sans heurts vers des solutions de transition qui permettront une évolution de nos modes de consommations et de nos habitudes de vie. Cette évolution sans révolution présuppose que notre société et ses administrés pourraient eux-mêmes changer radicalement, spontanément et rapidement leurs habitudes de vie sans difficultés. Par ailleurs, cela suppose que les pays en voie de développement (et ils sont nombreux...) acceptent de faire une pause dans leur croissance économique sur leur chemin vers une société du toujours plus et mieux... Plausible ? Assurément non !Pour les autres, pour les plus pessimistes et les plus extrémistes, la déplétion du pétrole entraînera une récession avec des crises économiques et sociales apocalyptiques.
Avez vous toutes les pièces ?
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