L'abus de l'impôt tue le présent, l'abus du crédit dévore l'avenir.
[Georges Humann]
Le constat : Les dettes publiques se creusent... L'Irlande, La Grèce et le Portugal sont passés très près d'une faillite potentielle. Avec près de 1900 milliards de dollars, le déficit des USA représente régulièrement un risque majeur pour les équilibres économiques. Dans le concert des nations, la France est en bonne position avec une ardoise supérieure à 24.000 € par habitant !
Pour soutenir leurs économies et faire face à la crise des Subprimes de 2008, les états ont développé une politique de providence, de relance et d'assistance au bénéfice des principaux acteurs économiques. Les banques centrales ont baissé leurs taux jusqu'à pratiquer des prêts quasiment gratuits. Les mêmes causes font les mêmes effets, mais les mêmes effets pervers créent les mêmes risques. En relançant l'économie et en creusant les déficits, les états ont pris le risque de fragiliser la confiance dans la capacité des pays emprunteurs à rembourser leur dette. Après l'Islande et la Grèce on constate qu'un grand nombre de pays Européens sont sur-endettés. Le constat et le risque de déclassement entraînent les gouvernants dans une politique de restriction qui peut être un remède aussi douloureux que le mal lui-même. Bref, c'est le diable qui se mord la queue et la confiance dans la capacité à trouver une solution qui s'étiole.Le sens étymologique de crédit est la confiance accordée à autrui. Toute notre société est basée sur la bonne foi et l'espérance. C'est parce que leurs clients accordent du crédit à leur banque qu'ils leur confient leur argent. Sans ce crédit, si tous les usagers retiraient en même temps leur actifs, la banque serait en situation de dépôt de bilan. Nous nous investissons dans une entreprise, un emprunt, un projet, parce que nous avons une vision d'un avenir qui s'imagine dans la continuité du présent ou dans un avenir favorable. Sans cette capacité de projection positive, si le signal est inaudible, comment préparer nos investissements et nos engagements ? On dit aujourd'hui que certaines actions de bourses sont sous évaluées, que leur cours est en deçà de leur valeur réelle. Mais que vaut une entreprise aujourd'hui dès lors que l'on a la conviction qu'elle court à sa perte ? Si nous pouvions prouver qu'un certain nombre des scénarios catastrophes présentés ici allaient arriver avec certitude, quelle pourrait être la confiance accordée dans nos institutions financières ? Le retrait des investisseurs en bourse n'est donc que la traduction d'une perte de confiance. La confiance est partie au galop, elle reviendra peut-être à pied ou pas du tout... Le jour où la majorité des investisseurs sera intimement convaincue que le monde courre à sa perte, le krack de 29 et celui de 2008, ne seront que des pâles copies.
Quelques chiffres :
- Simultanément, La Grèce, l'Irlande et le Portugal se trouvent en cessation de paiement et ne peuvent plus financer leur déficits.
- Les cotations AAA sont dégradées.
- Par la peur du lendemain, les fonds souverains ne financent plus le déficit des principaux pays requérant et demandent des garanties qu'ils ne peuvent obtenir.
- Les états vendent leurs bijoux de familles.
- Les difficultés économiques génèrent de nouvelles faillites étatiques en cascades.
- Les états se retrouve dans l'obligation de stopper brutalement les financements public ou de faire face à une inflation exponentielle.
Conséquences :
- Des drames économiques puis très vite une révolution sociale.
---> Le scénario totalitarisme...
L'état peut-il faire faillite ?
Quand les caisses sont vides, l'état emprunte sur les marchés financiers. Les investisseurs se méfiant des entreprises, ils préfèrent placer leurs capitaux auprès des institutions publiques. Cette situation pourrait changer : Même l’Etat allemand peut avoir des difficultés à financer son déficit public. La situation est pire pour l’Italie, qui paie une prime de plus en plus forte pour emprunter...
Quelques chiffres :
Depuis 1990, la dette publique de la France progresse trois fois plus vite que dans le reste de l'Europe : La dette est de 1.100 milliards d'Euros soit 65% du PIB.
Voir ici le compteur de la dette publique en temps réel !
Le déficit de la balance commerciale n'a jamais été aussi déficitaire en 2005 avec -26 458.00 millions d'euros !
La sécurité sociale a été déficitaire de - 11.60 mds d'euros en 2005 !
Le scénario catastrophe :- Simultanément, La Grèce, l'Irlande et le Portugal se trouvent en cessation de paiement et ne peuvent plus financer leur déficits.
- Les cotations AAA sont dégradées.
- Par la peur du lendemain, les fonds souverains ne financent plus le déficit des principaux pays requérant et demandent des garanties qu'ils ne peuvent obtenir.
- Les états vendent leurs bijoux de familles.
- Les difficultés économiques génèrent de nouvelles faillites étatiques en cascades.
- Les états se retrouve dans l'obligation de stopper brutalement les financements public ou de faire face à une inflation exponentielle.
Conséquences :
- Des drames économiques puis très vite une révolution sociale.
---> Le scénario totalitarisme...





