Biodiversité en chute libre.

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Einstein aurait dit : "le jour où l'abeille disparaîtra, l'homme n'aura plus que quatre années à vivre..."... Nous y sommes peut-être : des milliards d'abeilles disparaissent chaque année... La biodiversité a chuté de près d'un tiers en 35 ans...



Le constat :

- Comme l'a calculé Edward O. Wilson, chercheur à l'université de Harvard aux États-Unis, nous provoquons la disparition de 1 à 10 % des espèces tous les vingt ans, soit environ 27.000 espèces chaque année. Sur les 10 millions d'espèces supposées exister, plus du tiers d'entre elles pourrait avoir disparu dans cinquante ans !
Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), près de 25 % des mammifères (1 130 espèces) et 12 % des oiseaux sont aujourd'hui menacés d'extinction. Dans un rapport du 22 mai 2002, établi à partir de l'avis de 1 200 scientifiques internationaux, les Nations unies dressent un bilan encore plus sombre : «dans trente ans, plus de 70 % de la nature aura été détruite.
- Les abeilles pollinisent 40% des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Aujourd'hui les abeilles disparaissent par centaines de milliards !... C'est une catastrophe qui s'annonce d'amplitude planétaire. Un phénomène de disparition massive baptisé "syndrome d’effondrement des colonies" qui, dans les pays les plus touchés, concerne 70 %, voire 80 % des ruches. Rien qu’en France, il entraîne la disparition de 300 000 colonies chaque année. La faute à l'épandage massif de pesticides depuis des dizaines d'années, la multiplicité des ondes... Si le phénomène s'amplifie, en quelques saisons nous pourrions subir une forte baisse de la production agricole, ce qui entraînerait le "début de la faim" et ses conséquences...
- La disparition des espèces a aujourd'hui lieu à un rythme dix à cent fois supérieur à la normale, et, d'ici à 2050, il pourrait devenir de cent à mille fois supérieur.

Les papillons des campagnes sont remplacés par les papillons des pare-brises !

Plus de thon rouge ?
Greenpeace, WWF… Les organisations œuvrant à la protection des espèces naturelles n’ont pas cessé de crier au danger depuis quelques années déjà : selon les prévisions, en maintenant la même cadence de pêche qu’aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus de thons rouges. Ce poisson qui est pêché depuis des milliers d’années va tout bonnement disparaître, la population d’adultes reproducteurs ayant été décimée par la pêche intensive de ces dernières décennies.

Le monde marin court-il à sa perte ? Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la situation est critique : d’ici 2050, si le secteur de la pêche n’est pas réformé, les océans seront… vides ! Plus aucun poisson, une catastrophe pour l’économie et la subsistance de milliers d’habitants des pays en développement.

Pourquoi cette chute importante et rapide de la diversité ?

Lorsque qu'une plante ou une espèce animale disparaît, elle entraîne avec elles toutes les autres espèces qui lui étaient associées et qui avaient besoin de leur présence pour vivre... Le phénomène est séquentiel.
Exemples :
- Moins d'ours sur la banquise qui se réduit, c'est plus de phoques qui mangeront plus de poissons qui eux diminueront avec, à terme, une raréfaction de la nourriture pour les phoques...
- Moins de poissons, c'est laisser plus de place aux méduses qui prolifèrent un peu partout dans le monde. En prime certains molusques se nourissent des oeufs des poissons raréfiés ce qui entraîne un cercle vicieux...
- Les Baobabs sont fécondés essentiellement par les chauves souris la nuit car leurs fleurs ne s'épanouissent que dans l'obscurité. Si les chauve souris disparaissent, les baobabs disparaîtrons...
La rupture d'un maillon de la chaîne entraîne la chute du reste de l'association solidaire en accélérant son effondrement : si le thon rouge disparaît, les pêcheurs et les consommations d'autres variétés de poissons ou d'autres sources de protéines seront exploitées entraînant leur disparition plus rapide. Une chaîne n'est solide que si tous ses maillons sont sains. Si un seul maillon est fragilisé, la chaîne peut-être rompue.

En 50 ans, la surpêche a vidé les océans à cause des bateaux usines et de techniques de pêche de plus en plus sophistiquées. Nous sommes passés de 20 millions à 80 millions de tonnes de poissons pêchés. La disparition d'un grand nombre d'espèces est programmée, or 97% des pêcheurs vivent dans le tiers monde où le poisson est bien souvent la seule source de protéines. Pendant que les pays Européens ne pensent qu'à s'approvisionner pour satisfaire les caprices des gastronomes et des restaurants de sushis, une grande partie des plus pauvres de notre planète sont accaparés par la simple idée de survivre et de sacrifier leur énergie, leur temps et leur santé pour alimenter les consommateurs du nord.

Le poisson autrefois le plus répandu au Sénégal était le thiof. Actuellement, il est en voie de disparition. Un véritable drame national quand on sait que c’est l’aliment de base pour les Sénégalais. La cause ? La mondialistaion de la pêche. Au large de ces côtes africaines, d’énormes chalutiers draguent les fonds marins. Ils proviennent pour la plupart des pays du Nord : du Japon, des Etats-Unis, et surtout d’Europe ...

Lorsque l'hommus industrielus invente un maïs transgénique plus rentable et plus productif que le maïs naturel, il exploite l'avidité de l'espèce humaine sous couvert d'une motivation justifiée par la nécessité de produire plus, mais il contraint les exploitants agricoles à acheter les engrais et les pesticides qui lui sont associés et surtout il réduit les chances et le nombre d'espèces de maïs naturels qui eux, dans leur environnement local et naturel arrivent à terme sans engrais ni herbicide... Mais la production à l'hectare est moins bonne et la contrainte d'un surplus de travail amènent nos agriculteurs à se tourner vers des solutions moins écologiques mais plus rentables.
En détruisant son environnement, l'homme scie la branche sur laquelle la nature l'a assis. Biologiquement, il est un organisme vivant comme les autres. Sa survie obéit aux mêmes lois naturelles. Il n'y a donc aucune raison de penser qu'il puisse leur faire exception.




A la différence d'autres espèces, nous avons la capacité de façonner notre avenir.
[Tim White]

Quelques chiffres :
- Chaque année, 13 millions d'hectares de forêts disparaissent...
- Depuis 1960, l'utilisation des pesticides a été multipliée par 4.
- "On estime que l'homme serait à l'origine de la disparition d'une espèce végétale par jour !"
(Journal de 20h - France 2 le 19/11/2006)
- Le spécialiste anglais du Moineau domestique, J.D. Summers-Smith, estime que les populations ont diminué depuis les années 80 :
- de 70% à la campagne ;
- de 95% dans les grandes villes ;
Par ailleurs, sept des dix espèces de papillons qui vivent au Royaume-Uni sont sur le point de disparaître !!!


Le scénario catastrophe :

Exemple : La fin des abeilles

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